jeudi, 09 juillet 2009
Tour de voix
Je crois entendre encore
Caché sous les palmiers
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramiers
Ô nuit enchanteresse
Divin ravissement
Ô souvenir charmant
Folle ivresse.
Georges Bizet, Les Pêcheurs de perles
mardi, 24 février 2009
La gloire de la fleur
"...Though nothing can bring back the hour
Of splendour in the grass, of glory in the flower;
We will grieve not, rather find
Strength in what remains behind: ..."
William Wordsworth
mardi, 10 février 2009
Ma Foi
Cette même nuit, il se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants et passa le gué du Yabboq. Il les prit et leur fit passer le torrent, et il fit passer aussi tout ce qu'il possédait. Et Jacob resta seul. Et quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne le maîtrisait pas, il le frappa à l'emboîture de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui. Il dit : Lâche-moi, car l'aurore est levée, mais Jacob répondit : Je ne te lâcherai pas, que tu ne m'aies béni. Il lui demanda : Quel est ton nom ? - Jacob, répondit-il. Il reprit : On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as été fort contre Dieu et contre tous les hommes et tu l'as emporté. Jacob fit cette demande : Révèle-moi ton nom, je te prie, mais il répondit : Et pourquoi me demandes-tu mon nom ? et, là même, il le bénit. Jacob donna à cet endroit le nom de Penuel, car, dit-il, j'ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie sauve . Au lever du soleil, il avait passé Penuel et il boitait de la hanche.
Livre de la Genèse, 32, 23-32
mercredi, 21 janvier 2009
Courrier de Cochinchine.
"Bonjour julien.
Un petit mail en passant pour voir comment tu vas.
Tu m'as donné matière à réflexion depuis notre dernier skype: Neron, partir, tristesse et bien d'autres choses que je n'aborderai pas car elles découlent d'autres rencontres aussi et ne sont pas liées directement à notre coup de fil, sans fil au demeurant.
Je crois que comme pour Tibère mais dans une moindre proportion il consiste à une intérrogation sur la nature du pouvoir et sa capacité de destruction sur certains hommes. Tibère ne voulait pas devenir empereur et les sacrifices auxquels il a du consentir pour respecter les voeux d'Auguste l'ont sérieusement déteriorés. Néron, adulé à ses débuts par tous, voit le sénat se retourner après ses excès mais la plèbe lui rester fidèle; personalité complexe, diabolisée par l'histoire. Il se croyait artiste et, en quelque sorte, une mère éprise par le pouvoir, une trop grande jeunesse et trop de crimes autour de lui l'ont poussé à devenir un criminel. Il y a aussi un coté Oedipe que j'aime bien chez lui; tragédie à la grecque, "ceux qui t'acclament aujourd'hui te maudiront demain".
Bref un essais de réflexion sur cette attirance pour un personnage historique qui, je trouve, se prête très bien à la composition. Attirance qui est loin d'être une fascination ou encore de l'admiration: je ne cherche pas à réhabiliter Néron, mais je ne veux pas non plus le diaboliser.
Sur la notion de partir, je te laisse une petite phrase que j'ai reçue et qui vaut ce que l'on veut bien lui donner:" L'essentiel en ce monde n'est pas l'endroit où l'on est mais la direction dans laquelle nous marchons" Olivier Wendell Holmes. Je crois, comme je l'ai écrit à quelqu'un d'autre, à l'extraordinaire du quotidien. Les choses exceptionnelles que nous croyons tous pouvoir accomplir un jour n'existent en réalité pas. Elles ne sont que des fictions, restent de rêves chevaleresques. En fait, elles sont inéxorablement rattrapées par le quotidien et la banalité des petites choses, ce qui fait qu'il faut savoir admirer ce qui est fait et se dire que c'est déjà exceptionnel de pouvoir jouir de la vie comme nous le faisons chaque jour; que ce que nous faisons, nous seuls en sommes capables et que tout autre le ferait de par sa nature (autre) de manière radicalement différente. Aujourd'hui, tu te dis que tu es là sans bouger, à Lille, et pourtant il est, je trouve, exceptionnel de pouvoir comme toi cultiver un talent, de travailler en profondeur un sujet... Il faut apprendre à regarder son quotidien de manière à voir la route que l'on a pris. Bien sûr, la route peut passer par un étranger et c'est tout bonnement génial mais elle peut aussi être à domicile.
Enfin, non, pas la tristesse mais le manque et le deuil. Ta prière ne doit pas être l'occasion de voir tes manques mais bien l'occasion de confier Florence au Christ et ce en toute confiance. Si tu ressens une faute, je peux te conseiller de rencontrer un prêtre juste pour en discuter mais n'oublie pas notre nature humaine est perfectible donc pas parfaite. Tu as aidé Florence dans un moment où elle avait besoin de toi, tu ne l'a pas laché dans son besoin et ça c'est quelque chose de très fort.
J'espère que tout va bien et je te dis à très bientot sur skype ou par mail.
Romain D."
mardi, 20 janvier 2009
J'écris
"Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi étroites, aussi insaisissables, que celle que l'imagination avait formées et la réalité détruites."
Marcel Proust
lundi, 19 janvier 2009
Tant de belles choses.
Parce que, quatre ans après, c'est toujours aussi dur. C'est toujours aussi triste. La Solitude. Et c'est tentant, aussi.
Parce que je ne veux pas l'oublier:
http://terredelune.hautetfort.com/archive/2006/01/15/l-ab...
lundi, 01 décembre 2008
Fantômes du Soir
"Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,"
Barbara
dimanche, 27 juillet 2008
Dans les dents.
"Nous fabriquons nous-mêmes nos mystères. La vie est beaucoup moins compliquée que l'on ne croît, et elle dénoue elle-même ce qui nous paraît enchevêtré."
Michel Leblanc
lundi, 12 novembre 2007
Les Invasion Barbares
Pendant le repas...
Pierre : " Contrairement à ce que les gens croient, l'intelligence n'est pas une qualité individuelle. C'est un phénomène collectif national intermittent.
Louise : - Tiens, une nouvelle théorie...
Pierre : - Absolument. Athènes, -413, la première Electre d'Euripide. Dans les gradins: ses deux rivaux Sophocle et Aristophane; et ses deux amis: Socrate et Platon. L'intelligence était là.
Alessandro : - J'ai mieux. Firenze, 1504, Palazio Veccio, deux murs opposés, deux peintres. A ma droite, Léonardo da Vinci, à gauche, Michel Angelo; un apprenti, Rafaëlo; un manager, Nicolo Machiaveli. Forza Italia!
Pierre : - Philadelphie, USA, 1776-1787, Déclaration d'Indépendance et Constitution des Etats-Unis.
Rémi : - When, in the cours of humans events, ...
Pierre : - Adams, Franklin, Jefferson, Whashington, Hamilton, Madisson.
Rémi : - Moi je suis né à Chicoutimi, Canada, en 1950.
Diane : - C'est un miracle que tu ne sois pas plus con que tu ne l'es déjà.
Pierre : - En 1950, tout le monde était con à Athènes comme à Chicoutimi.
Alessandro : - Si tu étais né chez nous, tu aurais soutenu les chemises rouges, ç'aurait été brio.
Claude : - Et maintenant, il aurait Berlusconi.
Dominique : - Et à Philadelphie, il aurait voté pour Georges Bush.
Diane : - Ben tu vois, t'es pas si con que ça.
Pierre : - L'intelligence a disparu. Et je ne voudrais pas être pessimiste, mais il y a des fois où elle s'absente longtemps.
Alessandro : - De la mort de tacite à la naissance de Dante, il y a quoi, onze siècles?
Claude : - Oui, mais elle était partie chez les arabes..."