vendredi, 25 septembre 2009

Fin.

Terre de Lune, c'est fini.

Je déménage. Je me fais pas page à moi, avec mon nom de domaine à moi et tout et tout. Je communiquerais l'adresse du nouveau site aux éventuels intéresses.

 

Je veux bien t'aimer, bien entendu

De toute façons est ce que j'ai le choix ?

Je suis piégé, Je suis perdu,

Je tourne en rond, je t'aime déjà.

 

Même si je sens que je m'érinte

A te chercher les bras tendus

Dans cet effrayant labyrinthe

Trop compliqué et trop tordu.

mardi, 14 avril 2009

Les salauds, tous des salauds.

4h25...

Le sommeil est un amant capricieux auquel je ne plais que quand les autres l'ont délaissé. La vie avec les autres (justement, maintenant qu'on en parle), la vie avec "autrui" a déjà ses moments d'Enfer, ouais, alors pourquoi Diable (salaud) faut-il encore se battre pour atteindre le repos? Obtenir le repos.

Les insomnies forment des générations de revanchards.

Et le Repos Eternel (Dieu est amour) est monnayé à Piété Inconditionnelle.

A l'heure où tout le monde dort et moi pas, je réalise que personne ne m'a jamais dit ce qu'il fallait faire. Tout fout le camp.

 

Cinq heures trente-quatre, et l'autre con qui joue une sonate.

Ca doit être le vin... Ou bien l'ennui. L'inactivité aussi, peut être. Les extraterrestres?

... Du clavecin... Manquait plus que ça...

La nature est dans tous les goûts. Et inversement, maintenant que j'y pense.

 

Six heures zéro sept.

Et pas une ligne correcte. Bla, bla, bla...

Je ne veux pas grandir, et la nuit, j'ai cinquante-six ans.

Oserais-je un soupir?

jeudi, 29 janvier 2009

Je ne serais pas candidat.

On peut lire ici et là, dans la presse et selon les mois, des articles sur nos politiciens dont les dents sont désormais démesurément longues. Entre deux billets de journalistes, toujours plus mauvais les uns que les autres, on apprend encore que un tel se verrait bien candidat aux présidentielles. Connaître les ambitions. Voilà qui va encore faire avancer la charette à purin. Le journalisme est aujourd'hui à l'information ce que le caniveau est à nos chers toutous.

Mais, le pire, c'est qu'ils ont tout de même un peu raison, les folliculaires: ils sont légions à se voir à la charge suprême de l'Etat. Copé, Fillon, Bertrand, et cela rien qu'à droite. Entre autres. Mais à gauche aussi, ça pullule. Et les femmes s'y mettent aussi; mais je ne m'attarde pas sur le sujet, parce qu'en plus de leur friser le minou, ça frise le ridicule.

Et pourquoi veulent-ils être président, ces vers qui bouffent le fruit? Pour changer les choses. Ah! La noble tâche que voilà... Ils veulent tous changer les choses! A grands coups de réformes, de tolérance zéro, de marseillaise, de démagogie, de phrases toutes faites et d'infantilisme de masse.

Bref, tout le monde veut être président. Tout le monde. Entendons-nous: "Moi, je serais Voltaire, ou rien!"? Qui veut être Jean d'Ormesson? Hubert Reeves? Personne. Non, le truc à la mode, c'est Président. Ca ne rend pas plus intelligent, ça ne rend pas plus éclairé, mais ça vous file une érection à faire rougir de honte la Tour Effeil.

Voilà. C'est de l'ambition mal placée, des efforts stériles, de l'énergie inutile, de la nuisance étatique. Alors, mesdames les candidates, messieurs les candidats, remballez vos espoirs de conquête vérolée, ça fait désordre.

lundi, 16 juillet 2007

Auto-mutilation

Ca allait. Ca allait mieux, surement. Enfin, on est toujours berné quand on croit maîtriser un sentiment.

Isolé de Lui, avec Phèdre pour compagnie et la Nuit pour encre, je me sentais bien. La joie ne m'atteignait pas avec le Soleil, faut pas pousser. J'étais mélancolique, amer, triste, rongé doucement et tendrement par des regrets. C'était une situation imparfaite, mais agréable et délicate. Je ne crois pas au Bonheur; ou alors je lui donne une vie si éphemère qu'il est beau de rareté. Ce sentiment latent de chagrin qui trainait toujours dans ma tête, quelque soit l'heure et le temps, ne m'empechait pas de chanter, rire, ou fumer langoureusement. Je vie avec. C'est une Foi personnelle dans le Spleen, presque. Et le climat propice d'une pluie d'encre sur mes sèches feuilles d'Eté.

J'ai tout rompu.

En quelques secondes. Trois, peut être quatre. Ou même deux. Ou alors ce fut si soudain que le Temps lui même s'est laissé sureprendre.

Je me suis soudain sorti d'un certain isolement volontaire vis à vis des divers moyens de communications. J'ai ouvert une tout petite, petite boîte de Pandore; pour hommes.

Quelle bêtise encore. Avais-je vraiment besoin de faire cela? Quel vice de curiosité m'a poussé à jeter un oeil? Je savais ce que j'encourais. C'est du suicide à petite échelle; ces actes où l'on brûle son âme comme on tire sur une cigarette. Du masochisme éclatant, de la douleur pure et simple, de l'inspiration pour l'encre, du mal consenti, de la complicité de larmes. Il était là, si proche et si lointain. Comme un Soleil. J'ai eu mal au ventre; J'ai mal au ventre. J'en enfoncerais ma tête dans le mur de crever d'aimer, putain. Moi, calme comme un ciel d'Hiver. Me voilà qui couvre la ville de bleu, parce que je brûle encore. Trop. Mal.

Je me suis écroulé, fissuré, écaillé, abattu, descendu, tourmenté, déchiré, révulsé, brûlé, démoli, noyé.

 

Ma faute. J'aurais mieux fait de rester avec Phèdre et mon crayon.