mardi, 02 juin 2009

Julien

Des grands yeux de chagrin en amande douce. Ca impressionne.

Il a des manières ici, des manières là, enroulé dans mon sarouel et ses écharpes. Il est boudeur, gueule d'Amour, attrape-coeur et patte de velours. Il est Prince de Byzance et ses mains sont d'Or. Un alexandrin, rien que ça. J'aime ses manières de Byzantin, oui, et ses façons orientales, ses soucis, ses scandales. Peut être parce que sa joie est subtile, qu'il est dubitatif sur le Pape, qu'avec lui je veux fêter mes agapes. Sans remords, lui, la colombe, moi le Veau d'Or.

Qu'est ce qu'il ne ferait pas pour un baiser! Il est une brute et un tyran. Fou d'ivresse? Pas forcément. Besoin de la Lune, des fruits, du vin et du miel. Sûrement.

Ma main sur tes reins... Imagine. C'est faire l'amour sans arrêts. Ca impressionne. 

Ce n'est pas toujours drôle. On pourrait pleurer à moins. Au fond, il y a un piano. Les notes, en calmes refrains, y expriment parfois des colères élisabéthaines. Et, alors, il n'y a plus rien d'autre que nous deux. Car ça reviendra, ça revient, c'est revenu;

Ma valse avec Julien.

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