mercredi, 01 avril 2009
Un adieu dans les larmes.
J'ai fais un rêve, hier. J'étais allongé dans un canapé. Au milieu d'une pièce. Les couleurs sont safran, jaune, rouge, blanc. Le ciel, à travers les fenêtres derrière moi, est bleu. Le mur, en face des fenêtres, est bêtement affublé d'une porte qui n'a rien d'autre à faire qu'être entrouverte. Là, Raphaël entre. Différent. Changé. Je veux parler, il me dit "chut". C'est lui qui parle, mais je ne sais plus très bien les mots. C'était sur l'Impossibilité. Le "trop tard". L'Adieu. Il se penche sur moi, et je me mets à pleurer. Je pleure, parce que je comprends que, désormais, je vais l'oublier. Pas comme cela, si vite. Non, petit à petit.
Depuis cette nuit, je l'oublie.
Il m'a embrassé alors que je pleurai. Puis il est reparti. Fier et serein.
Mes larmes coulaient difficilement. Mais c'est lorsque j'ai regardé dehors, sur la place qui s'encadrait de bâtiments belges, et que je l'ai vu dans la foule, que je me suis emporté dans les vagues. Une foule d'hommes. Beaux, nombreux. Lui, il s'est retourné. Et il s'est plongé dans la masse, avec un sourire triste. C'est vrai, je m'en souviens encore, à cet instant. Il s'est effacé peu à peu.
Alors voilà; Raphaël est parti.
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