jeudi, 05 février 2009
"Ocean's Songs"
La mer. Elle est belle à regarder pour moi; mais je n'irais pas dessus. J'ai la trouille. Et trop de respect aussi, je pense. Je crois que toute cette eau m'angoisse. C'est l'expression même de la nature maîtresse, joueuse, et indomptable. Que ferais-je sur un bateau à part me pisser dessus de peur. Alors, je la regarde. Je la contemple; je suis à ces instants animé d'un désir profond, mais refoulé dans les abysses de la passion, mort de trouille à l'idée d'être englouti, avalé par les Titans.
Et combien y en a-t-il de ces maîtres des vents et des houles? Et combien, plus nombreux encore, sont ceux qui se sont présentés à eux, décidés à franchir ces territoires, minuscules entre les caprices de la mer?
Les vents, les vagues, les océans les crachent dans nos ports, mais ce n'est que pour mieux les revoir parcourir leurs étendues, acharnés et combattants, aventuriers d'Hier et d'Aujourd'hui.
Je crains ce Poséidon. Je courbe devant sa puissance et sa majesté. Puis, je rentre chez moi, courbant l'échine de ma fierté, hanté jusqu'au fond de mon âme par la Révélation toujours renouvelée des Océanides.
Tous ces noms de marins, d'océans, de caps, de mer et de vents résonnent dans mon esprit comme des contrées lointaines qui ne sont autorisées, qui ne sont accessibles au gros chat langoureux, lové entre deux bouquins, que je resterais. Je me contente de lire et d'imaginer. Et, peut être, qu'ainsi c'est bien.
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