jeudi, 29 janvier 2009
Je ne serais pas candidat.
On peut lire ici et là, dans la presse et selon les mois, des articles sur nos politiciens dont les dents sont désormais démesurément longues. Entre deux billets de journalistes, toujours plus mauvais les uns que les autres, on apprend encore que un tel se verrait bien candidat aux présidentielles. Connaître les ambitions. Voilà qui va encore faire avancer la charette à purin. Le journalisme est aujourd'hui à l'information ce que le caniveau est à nos chers toutous.
Mais, le pire, c'est qu'ils ont tout de même un peu raison, les folliculaires: ils sont légions à se voir à la charge suprême de l'Etat. Copé, Fillon, Bertrand, et cela rien qu'à droite. Entre autres. Mais à gauche aussi, ça pullule. Et les femmes s'y mettent aussi; mais je ne m'attarde pas sur le sujet, parce qu'en plus de leur friser le minou, ça frise le ridicule.
Et pourquoi veulent-ils être président, ces vers qui bouffent le fruit? Pour changer les choses. Ah! La noble tâche que voilà... Ils veulent tous changer les choses! A grands coups de réformes, de tolérance zéro, de marseillaise, de démagogie, de phrases toutes faites et d'infantilisme de masse.
Bref, tout le monde veut être président. Tout le monde. Entendons-nous: "Moi, je serais Voltaire, ou rien!"? Qui veut être Jean d'Ormesson? Hubert Reeves? Personne. Non, le truc à la mode, c'est Président. Ca ne rend pas plus intelligent, ça ne rend pas plus éclairé, mais ça vous file une érection à faire rougir de honte la Tour Effeil.
Voilà. C'est de l'ambition mal placée, des efforts stériles, de l'énergie inutile, de la nuisance étatique. Alors, mesdames les candidates, messieurs les candidats, remballez vos espoirs de conquête vérolée, ça fait désordre.
Commentaires
Merci Alexandre d'avoir remarqué que le titre ne comporte pas de faute de conjugaison et qu'il s'agit, tout de même, d'un conditionnel.
Ecrit par : God's Nightmare | lundi, 02 février 2009
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